• Chapter 2: Freedoms
On entrevoit bien dans les randonnées longues, cette liberté toute de renoncement. Quand on marche depuis longtemps, il arrive un moment où on ne sait plus trop combien d’heures se sont déjà écoulées, ni combien il en faudra encore pour parvenir au terme, on sent sur ses épaules le poids du strict nécessaire, on se dit que c’est bien assez – si vraiment il faut davantage pour insister dans l’existence – et on sent qu’on pourrait continuer ainsi des jours, des siècles. C’est à peine alors si l’on sait où on va et pourquoi, cela ne compte pas plus que mon passé ou l’heure qu’il est. Et on se sent libre, parce que, dès qu’il s’agit de se rappeler les signes anciens de notre engagement dans l’enfer – nom, âge, profession, carrière –, tout, absolument, apparaît dérisoire, minuscule, fantomatique.
What It Means
This is a placeholder explanation generated by the low-overhead model. It interprets "On entrevoit bien dans les randonnées longues, cette liberté toute de renoncement. Quand on marche depuis longtemps, il arrive un moment où on ne sait plus trop combien d’heures se sont déjà écoulées, ni combien il en faudra encore pour parvenir au terme, on sent sur ses épaules le poids du strict nécessaire, on se dit que c’est bien assez – si vraiment il faut davantage pour insister dans l’existence – et on sent qu’on pourrait continuer ainsi des jours, des siècles. C’est à peine alors si l’on sait où on va et pourquoi, cela ne compte pas plus que mon passé ou l’heure qu’il est. Et on se sent libre, parce que, dès qu’il s’agit de se rappeler les signes anciens de notre engagement dans l’enfer – nom, âge, profession, carrière –, tout, absolument, apparaît dérisoire, minuscule, fantomatique." in the context of "During long cross-country wanders, you do glimpse that freedom of pure renunciation. When you walk for a long time, there comes a moment when you no longer know how many hours have passed, or how many more will be needed to get there; you feel on your shoulders the weight of the bare necessities, you tell yourself that’s quite enough – that really nothing more is needed to keep body and soul together – and you feel you could carry on like this for days, for centuries. You can hardly remember where you are going or why; that is as meaningless as your history, or what the time is. And you feel free, because whenever you remember the former signs of your commitments in hell – name, age, profession, CV – it all seems absolutely derisory, minuscule, insubstantial.
• Chapter 2: Freedoms" to mean that wisdom is timeless.